1er mars 2011
Le rapport d’activité 2010 du Conseil de déontologie journalistique – son premier rapport annuel – a été rendu public ce 1er mars. Le CDJ a trouvé ses marques et a commencé à répondre à ses différentes missions : définir, faire connaître et faire respecter la déontologie par les médias. 42 plaintes traitées, une directive de déontologie adoptée, plus de 60 réponses apportées à des demandes en tous genres… : sans être toujours médiatisée, l’activité du Conseil de déontologie journalistique a été fournie durant sa première année d’existence. C’est ce qui ressort du rapport présenté ce 1er mars à Bruxelles par les responsables du CDJ.
« L’essentiel n’est pas toujours visible pour les yeux, commente André Linard, secrétaire général du Conseil. Cette année du démarrage a d’abord permis de tout mettre en place : l’organisation, la procédure, les outils d’information*… Et le travail lui-même est déjà largement entamé, dans les différents domaines que le CDJ doit couvrir. »

Les aspects du travail du CDJ qui sont rendus publics sont évidemment les plus visibles. C’est le cas de l’adoption de textes déontologiques tel celui relatif à la distinction entre journalisme et publicité. Adoptée le 15 décembre, cette directive rappelle les principes fondamentaux de la séparation entre ces deux activités et de la nécessaire abstention des journalistes de toute démarche publicitaire. Mais puisque le monde des médias évolue, la directive autorise sous conditions des activités entrées dans la pratique, dès lors qu’elles ne portent pas atteinte à l’indépendance des journalistes ou à la perception que le public peut en avoir. La seconde composante publique de l’activité du CDJ est le traitement des plaintes. En 2010, le Conseil en a reçu 42, dont 12 ont donné lieu à un avis ; 3 de ceux-ci ont déclaré la plainte fondée, au moins partiellement. D’autres dossiers ont été résolus à l’amiable, par la médiation. Les autres plaintes ont été classées sans suite ou déclarées irrecevables, ou étaient en cours de traitement fin décembre. 40 % des plaintes visaient les médias audiovisuels, 42% la presse écrite ; le reste concernait des médias en ligne, des agences de presse ou des journalistes individuels.

D’autres pans de l’activité du Conseil de déontologie ne sont pas médiatisés, mais n’en sont pas moins importants. Une enquête a été réalisée auprès des facultés et écoles de journalisme sur l’enseignement de la déontologie et sur les apports possibles de la part du CDJ. Le secrétaire général est intervenu dans la plupart d’entre elles. De même, des questions sont régulièrement posées par des étudiants, par des journalistes, par des associations… sur des éléments de déontologie qui oscillent du thème le plus particulier au très général. Le secrétaire général du CDJ a aussi été amené à intervenir comme médiateur entre le public et les médias. Dix accords amiables ont ainsi été obtenus, portant notamment sur le retrait d’une photo inadéquate et dommageable, sur la publication de courriers de lecteurs, sur un dialogue entre journalistes en concurrence… L’anonymat à propos des médias concernés est alors la règle.
Enfin, près de vingt visites ont été rendues à des rédactions très diverses, afin de présenter le Conseil de déontologie et d’écouter les journalistes exposer les enjeux déontologiques particuliers qu’ils rencontrent. Une démarche appréciée notamment dans les rédactions de provinces, et qui se poursuivra en 2011.

Le rapport annuel peut-être consulté ICI ou téléchargé ICI.

Ou à la page suivante :
http://www.deontologiejournalistique.be/index.php?rapports-annuels

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